Rondine - chronique

06 octobre 2013

Je n'aime pas me sur-occuper.

Oui cela n'a pas beaucoup de sens comme mot, ou comme phrase, mais comprenons-nous bien, si vous me lisez actuellement vous devez accepter le fait que parfois je vais dire n'importe quoi. Et bien félicitation à moi même, ce moment est arrivé.

 

J'ai un travail prenant, je suis partie à 8h00 et rarement revenue avant 19h00. Je travaille au moins 10h par jour et ceci 5 jours et parfois 5 et ½. Cette précision n'est pas nécessaire, mais il faut comprendre que ce ½ me supprime une grasse matinée, et je lui en veux à ce ½. Je partage donc ma vie entre mon travail et mon homme. Oui j'utilise le mot homme au lieu de copain, pour faire un style plus étudié. Oui, parfaitement, et présentement j'hésite même à mettre une majuscule à mon Homme. C'est dire si j'ai envie de valoriser celui ci. Toujours est il que mon homme lui est à la maison et à priori il aurait envie, il me l'a fait comprendre à plusieurs reprises, de bouger le week-end. Sauf que moi, j'aime glander, lézarder, flemmarder, traîner, buller, je pense que vous avez saisi le principe ?

L'homme voudrait se promener toutes les minutes du sacré saint week-end, et même faire de l'accrobranche ! Pourquoi pas du saut à l'élastique ? Ne soupirez pas trop fort, il va l'entendre et me demander de prendre rendez-vous pour sauter la semaine prochaine ! Moi, je voudrais juste me mettre dans le canapé, regarder un film enroulée dans un plaid et une boite de bonbon sur les genoux. Non ça ne va pas aider mon bourrelet à diminuer, mais mon esprit sera satisfait d'un dimanche reposant, me voyant abrutie devant une comédie romantique si possible avec Cameron Diaz.

Mais l'homme râle, du coup on va se promener, on finit même par visiter des choses plutôt chouettes. La semaine dernière nous sommes allés dans un parc animalier. J'ai donné à manger à des alpagas. J'étais ridicule à pousser des petits cris de peur, et eux mêmes avec leur tête pas franchement intelligente m'ont snobé d'un air : « mais pourquoi a-t-elle quitté sa ville celle ci? » Ne vous y trompez pas je ne suis pas une citadine, mais plutôt une campagnarde ratée. Pas de bottes en caoutchouc mais pas non plus de talons aiguille. J'ai peur des grandes villes, mais je hurle à l'approche d'une « innocente » guêpe Je dis seulement innocente puisqu'en France tout homme est présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable (pour moi elles sont quand même coupables, j'écris ça juste par politesse).

 

A la fin de la journée, j'ai pris un bol d'air frais, j'ai l'impression d'avoir occupé mon week-end avec des activités hautement culturelles (parfois c'est presque vraiment le cas), et ce n'est pas qu'une impression, et j'en suis heureuse. J'en redemande presque, jusqu'au week-end suivant où épuisée de ma semaine je m’avachis dans le canapé en réclamant : « Allez ce dimanche on bulle tranquille, tous les deux, on sort pas. » et lui me dit « Mais il fait beau, allez lève toi on va se promener. » Et j'aime ça. J'apprécie donc m'occuper le dimanche, et les promenades en forêt.

 

Merde, je vieillis !

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30 septembre 2013

Je n'aime pas les salles d'attente.

Tout le monde se scrute, attend la moindre erreur de l'autre pour pouvoir pincer les lèvres et émettre un claquement de langue désapprobateur...

Ce soir par exemple nous étions 5.

Une blonde aux cheveux longs assise droite comme un piquet, sandales à strass aux pieds, et smartphone aux mains. Prête pour un marathon de textos sans reprendre de respiration des pouces.

A sa droite le vainqueur du reniflement désagréable, le remontage des lunettes sur le nez, et le regard sur la montre toutes les 5 secondes.

En face nous retrouvons un habitué des files d'attente. Il est arrivé d'une démarche souple avec un bonsoir dégainé alors que sa présence n'était pas encore arrivée à nos cerveaux. Il a déjà sorti son livre et se désintéresse du public présent.

A ses côtés une jeune femme bronzée, un bas de contention sur sa jambe gauche, ses petites basket blanches aux pieds et un micro-short rouge. Autant dire que son bas elle l'assume à fond, c'est même l'objectif de son année : lancer cette mode. Naturellement elle sort une lime et avec un bruit de frottement commence à faire sa manucure et souffler régulièrement sur ses ongles.

Et à côté il y a moi. Moi qui ai murmuré un timide bonsoir en rentrant alors que les autres l'ont tonitrué et ensuite ai dit bonsoir bien plus fort quand ils l'ont murmuré.

Autant dire que je ne suis pas à ma place et que je n'ai pas encore saisi les codes. Je ne fais que croiser et décroiser les jambes puisque j'ai mis ce jean qui me fait des jolies jambes et de jolies fesses debout, mais qui me serre à la taille et me donne des bourrelets assise. Mais je me dis que si je continue de le porter il va se détendre comme d'autres à la taille, et il m’ira parfaitement. Sauf que pour le moment... ça ne fonctionne pas.

Mais revenons en à ma position, j'essaye de me tenir aussi droite que la blonde en face, mais je ne suis pas à l'aise. Mon dos coince et crie « à l'aide ! Non ! Elle veut que je me renforce !! » (Oui, mon dos me parle.).

Mes lèvres se resserrent font la moue, j’enchaîne grimaces sur grimaces involontaires et enfin victoire la porte s'ouvre, et le couperet tombe : C'est mon tour.

 

Questions d'usages, je suis venue pour un certificat. Prise de tension, respiration et mise à jour du dossier. Je ne suis pas tombée malade souvent ces derniers mois, j'ai arrêté de fumer, ai changé de vie. Et la phrase choc est entrée en jeu : « Montez sur la balance ». Je ne suis pas sûre que la balance ai envie que je lui monte dessus, nous n'avons pas fait suffisamment connaissance ais-je envie de dire mais je ravale ma phrase et monte sur l'objet.

 

95 Kg.

 

Merde, Ça y est j'suis grosse...

 

Posté par rondinette à 22:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]